samedi 22 juin 2013

La nouvelle folie alimentaire 2013 : le régime "5 + 2"

Pour le dernier billet de cette semaine de la silhouette", parlons d'un véritable phénomène de société en Angleterre. « 5 : 2 diet », le nouveau régime à la mode ce printemps vient de paraître en France sous le titre « 2 jours de détox, 5 jours de plaisir ». 

Elle est développée par deux chercheurs, le Dr Michelle Harvie, spécialiste de la diététique, et le Pr Tony Howell, oncologue.

L'idée tient en une phrase : vous mangez selon vos habitudes pendant cinq jours et les deux derniers jours, vous faites une diète. 

Ultra-simplissime, non ? C'est sans aucun doute la raison de son succès phénoménal outre-manche. 

Régime méditerranéen préconisé
A vous les macarons à volonté, les petits apéritifs tous les soirs et les chipolatas en veux-tu en voilà durant tout l'été ? Euh... Pas vraiment. Le principe est tout de même de faire (plus qu'un chouïa) attention.

A vrai dire, les médecins conseillent le régime méditerranéen durant les cinq jours "normaux". A savoir des légumes, des fruits, des poissons et des viandes maigres. Pendant les deux jours "light", ils précisnet que la ration alimentaire doit être divisée par deux. Vous avez droit à 500 calories, pas une de plus ou de moins. A ce compte, on pourrait parler de "quasi-jeune".

Plutôt hard comme épreuve, non ? Les auteurs de la méthode indiquent que maigrir ne se fait pas en claquant des doits et qu'il est possible de manger sain si l'on s'en donne les moyens.

Les spécialistes de la nutrition toussent
Des moyens, de la motivation et une volonté de fer, il en faut sacrément pour tenir les deux jours de diète.  Glucides et sucres sont interdits pendant ces 48 heures. D'où l'idée de les répartir pendant la semaine pour ne pas craquer le week-end et, tout de même, accepter les invitations chez les amis.

Alors, trop contraignant, le nouveau régime miracle de l'été 2013 ?  Une diététicienne-nutritionniste, Florence Pujol (auteur de "Je mange et je suis bien") souligne que "ce régime est dangereux car il entraîne une fonte de la masse musculaire". Par ailleurs, le fait d'alterner la quantité d'alimentation accentuerait les défenses de notre organisme qui se voit subitement privé de calories... Il aurait alors tendance à stocker les graisses. Carrément l'inverse de l'effet recherché.

A qui le tour pour devenir le régime hyper-tendance de l'année 2014 ? Réponse au printemps prochain.







vendredi 21 juin 2013

La télé-réalité sur la balance

La 13 ème saison est achevée aux Etats-Unis et le succès est toujours là. "The biggest loser", qu'on pourrait traduire par "le plus grand perdant" ou "qui perd gagne" (la traduction québécoise), est une bien étrange émission de télé-réalité. 

Son principe est simple : elle couronne le candidat qui aura perdu la plus grande masse corporelle par rapport à son poids d'origine. 

Comme les poids tournent autour de 150kg et que l'émission dure environ trois mois, les gagnants descendent généralement à un poids de 90 kg. 

Comme toute émission de télé-réalité, elle rassemble une dizaine de candidats dans un lieu unique, un ranch. Deux équipes sont formées et les coachs entrent en scène pour leur faire perdre des kilos par dizaines au fur et à mesure des semaines. 

Entre motivation et douleur
Rien ne leur sera épargné. Les entraineurs fonctionnent sur courant alternatif, à coups de récompenses, d'encouragements et de mots moins doux ("bon, si tu ne veux pas bouger tes pieds, c'est toi que ça regarde", "mais tu vas te remuer, enfin !", "si tu comptes repartir chez toi, te gênes pas"). 

Une motivation à l'américaine, entre effets de groupe ("on se soutient tous, on va y arriver") et soufflantes individuelles.  

Comme de bien entendu, les éliminations de candidat se succèdent chaque semaine jusqu'à la proclamation du vainqueur, entre rires, larmes et bon nombre de cris, qui emportera 250 000 dollars.

Individualisme forcené
L'émission est fascinante ; je la regardais à la fois en étant gêné de voir des gens se faire crier dessus (jamais très agréable d'être en position de voyeur), tout en étant curieux de voir ce qui se passait chaque semaine dans ce ranch. Et cette fascination du nombre, de la perte, symbolisée par les gigantesques chiffres qui s'affichent au-dessus des candidats à la pesée. 

Mais ce qui me gênait surtout était l'idéologie sous-jacente de ce type de programme. Bon, d'accord, c'est le principe de la télé-réalité, l'élimination, l'individualisme forcené. Mais là, quand même, le titre de la treizième saison était : "no excuses". "Pas d'excuse". Grosso modo, j'ai compris un message assez basique : "bon, les gars (et les filles), vous avez lâché du lest, maintenant faudrait penser à vous reprendre et à pas faire vos feignasses. Ok, vous êtes en surpoids, mais en vous bougeant, vous pouvez le perdre. Tout ne dépend que de vous". 

Hummm, d'accord, tout ne dépend que d'eux durant les trois mois où ils sont isolés des tentations, de leur travail, de leur famille... De leurs habitudes. Mais ensuite ? Quand ils seront replongés dans le quotidien ? Trois, cinq ans plus tard ?

Les suites du régime
De cela, on ne sait rien. Ou peu. Certes, l'émission revient quelques mois plus tard avec des candidats emblématiques, sur leur sortie du ranch et la poursuite de leur régime. Et la plupart du temps, ils n'ont pas trop repris de poids. Mais ensuite ?

Bon, ce n'est que de la télé. Et on éteint toujours le poste à un moment donné. N'empêche qu'en France, il n'y a aucune émission de ce genre. Il y a bien eu une rumeur disant que "The biggest loser" débarquerait sur les écrans en 2010. Puis plus rien.

En Europe, le programme est diffusé en Angleterre, en Allemagne aussi. Avec la palme de l'originalité pour le Danemark où une autre émission sur les régimes s'intitule carrément "La Ville qui dégraisse"... pour faire maigrir toute une bourgade. 

jeudi 20 juin 2013

Le régime qui fait du bien à la tête


Fin mars 2013, à Bruxelles. Depuis un an, je me sens gonflé, pas en forme, lourd pour tout dire. 

Bizarrement, c’est depuis notre retour des Etats-Unis que j’ai pris des kilos, pas là-bas. Il faut dire que j’ai arrêté le sport sur une performance mitigée au semi-marathon de Washington. 

Les projets pros lambinent, je gamberge, je laisse flotter les rubans.

Je grignote comme un écureuil replet. Plus que ça, c’est pas possible... Je craque à chaque oeillade d’une tarte au fromage, il m’arrive de céder à l’appel des frites. Le carré de chocolat devant une vidéo le soir se décline au pluriel. Bref, je profite, comme dit ma grand-mère   

Pas de régime hyper-protéiné
Et lorsqu’un soir, madame me lance, l’air de rien, du fond de la salle de bains : « Je trouve que tu as pris du ventre », je sais que l’heure est venue.
Que faire ? Je ne veux pas de régimes hyper-protéinés (et de ses carences) ni de ceux où l’on compte ses points. J’ai toujours été nul en maths. 
En découvrant sur Internet une vidéo d’Erwann Menthéour où il explique que le ventre plat, chez l’homme (et la femme) n’est pas qu’une question d’abdos (mais aussi d’intestins), m'intéresse bigrement. Une autre vidéo sur les cuisses finit de me convaincre.

Tout commence par une monodiète
Je rejoins donc la tribu des amateurs de Fitnext, une méthode de coaching en ligne. La première phase de quarante jours, pour détoxiquer son corps, propose une méthode de remise à plat des compteurs alimentaires. 
Après avoir répondu à une bonne centaine de questions sur mon rythme de vie, mes mensurations, mes comportements alimentaires, le site m’envoie mon programme de la semaine.
On commence par trois jours de monodiète, passés à manger un seul fruit, raisin ou pomme. Une phase bizarre où l'on sent son corps renâcler. Après, point positif, les menus sont donnés en fonction de notre objectif : perdre du poids, se remettre en forme ou gagner du muscle.
Comme je souhaite faire disparaître (entre autres) ce ventre bien avantageux, j’aurai droit à un maximum de légumes et de crudités. Plus de café, plus de Coca light (mon péché plus que mignon), pas de laitage ni de sucre hormis un jus de fruits le matin (à la centrifugeuse).

Du sport pour mincir
Autre composante de la méthode, essentielle à mes yeux ; le sport. Le site impose trois séances hebdomadaires, deux de gym et une de marche, de vélo ou de légère course. Pour moi qui souhaitais commencer en douceur une activité physique avant de pouvoir reprendre la course à pied, je suis servi. A coups de chaises, de pompes et de flexions, mon corps grogne, les muscles grincent puis s’habituent.
Les nuits sont plus tranquilles grâce à l’infusion de thym prise le soir (une purge, ce breuvage) et aussi aux nombreux dîners composés d’un seul légume. Nos repas de betteraves succèdent aux saladiers de carottes râpées et de fonds d’artichauts.
Peu ragoutant, me direz-vous ? Sauf que l'on peut manger à volonté. Et ça, c’est un point positif.  Un kilo de carottes à deux ne nous fait pas peur.

J'ai perdu du poids et gagné en confiance
Je ne vais pas mentir, j’ai été frustré durant les premiers jours en passant à côté d’une boulangerie aux odeurs entêtantes. On n’arrête pas comme ça des années d’accoutumance au sucre et consorts. Le reste, café et Coca light, a été jeté aux oubliettes comme une lettre à la poste.
Après six semaines, j’ai perdu six kilos, ce qui n’est pas négligeable. Mais, surtout, je ne regarde pas la balance tous les jours, je n’en fait plus pas une obsession comme les premiers temps.
Je vais essayer d’appliquer cet équilibre alimentaire pour toute la famille. Car je fais la cuisine en semaine. Rien que le fait de comprendre comment fonctionne notre estomac m’a destressé. Je ne suis plus sens dessus-dessous quand je n’ai pas de viande à proposer aux enfants. J’ai réussi à mener à bien un objectif, ce qui est toujours agréable. 
Bref, le régime m’a également donné du peps pour mes projets professionnels. Après le « corpore sano » va venir le « mens sano ».

mercredi 19 juin 2013

Sachets + 3 ans

S’il y a bien une chose que l’on ne fait jamais, c’est parler du régime après… On maigrit, tout le monde félicite et s’extasie sur l’exploit, puis cela passe aux oubliettes… On se retrouve seul (e), sans l’euphorie de la perte, des nouveaux vêtements, des encouragements.

On maigrit pour soi ? Mmmmmh suis pas si sûre, en tout cas lorsque l’on veut des résultats rapides, quasi-miraculeux.

C’est ce que j’ai voulu avec la méthode hyper-protéinée des sachets.
Efficacité prouvée : -20 kgs !
Suivi et non reprise de poids au bout de 3 ans : + 25 kgs…

Et un diagnostic sans appel : "Si vous continuez, vous allez maigrir au cimetière".

Et il est vrai que les compositions de ces poudres miraculeuses a de quoi surprendre. Stéroïdes, diurétiques puissants, solutions irritantes pour l’intestin utilisées pour les constipations sévères… et j’en passe. En tous cas, celles des USA.

Je ne vais pas me plaindre car je le savais. Et pourtant, je l’ai fait. Parce que le miracle on y croit toujours, et puis on en a tellement assez d’être celle-ci.

Je n’ai plus le choix. La nature m’a rattrapée. Mon corps a dit stop, basta, ça suffit !

Je dois apprendre à être raisonnable (plus facile qu’aux US, il faut bien le dire), me contenter de mon bol alimentaire et, surtout, ne plus me dire que les miracles existent…

Bises de Nath

mardi 18 juin 2013

Avant, c'étaient les sachets...

Puisque nous sommes dans la semaine de la diète, voici un article de NathinPhoenix qui avait fait couler de l'encre.


Pour toi lecteur...

" Alors que le débat sur ma couleur de cheveux fait rage sur la blogosphère et que ma merveilleuse personnalité a évité un atroce génocide de blondes - vraies et fausses -, j'ai décidé de tester pour toi lecteur chéri, un autre aspect de la vie à l'americaine : le régime.

Oui je l'avoue, je suis blonde et... ronde. Je fais la moitié d'une voiture selon les camarades de classe de Duncan et les mamans de l’école ne comprennent pas comment je puis être aussi sexy en étant obèse. (A noter que c'est le même mot en français et en anglais, alors j'ai bien compris le sens de la remarque.)

Au pays du hamburger et des s'mores, des hot dogs et des glaces à 12 millions de calories la bouchée, vous l'avouerez c'est un comble !

Bon le fait est que j'ai toujours lutté contre mon insatiable gourmandise de la vie, qui passe par des phases de je-ne-mange-plus-rien-même-pas-un-morceau-de-gâteau et de joyeuses libations arrosées de vin, de champagne et se finissant par des douceurs, car, oserais-je l'avouer ?

J'adore le sucre, les éclairs au café, les tartes aux fruits et, depuis des années, le fraisier que j'ai toujours pour mon anniversaire.

Alors, je sais, les régimes, c'est pas bien, mais si je n'ai pas quelqu'un qui me botte le postérieur, je commence le lundi à 7 heures et je termine le lundi à 22 heures par un petit chocolat qui n'est que le début du reste de la boite ! que celui qui n'a jamais péché me jette la première pierre !

Alors, je suis allée ce matin voir une femme étonnante : Mme sachets.

Mme sachets est brune, mince, avec de gros seins qu'elle met en valeur par un décolleté plongeant, digne du grand bleu. Elle me parle du nouveau moi qu'elle va m'aider a atteindre.

Je dois être avec elle, elle sera ma meilleure amie pour les 37 semaines - tiens une gestation - qui viennent.

J'ai un "goal", un objectif de... fouiyayaya... Rien que le dire en pounds me donne le tournis. Et puis, elle me mesure en demandant si je veux qu'elle dise tout haut les mesures. Ben, je m'en fous, lui reponds-je, je ne sais pas ce que ça fait en inches...

Mme sachets me donne des boîtes, m'explique le principe, me fait signer plein de papiers et me dit joyeusement qu’après la cure, je pourrai témoigner avec photo a l'appui comme ma vie a changé depuis que je la connais.


Avec plaisir lui dis-je, si tu me rembourses !

Je ne vais pas souffrir ET lui faire de la pub en plus, non ? Ben, elle a pas ri...

Mais ce que mme sachets ne sait pas encore, c'est que j'aurai fini à temps pour partir en France, et là, moi je vous le dis, en vérité, JE VAIS ME BAFRER ! Merde alors !

Allez, on va chanter tous en cœur, pour m'aider parce que ça va être long, jusqu'en décembre..."


Demain la suite et ce que j'en ai retiré... 

Bises de Nath

lundi 17 juin 2013

Comment maigrir de 5 kg en une semaine, les vraies solutions

Je vous jure, ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les magazines de ce printemps qui l'écrivent. Plus ou moins.

En ce doux mois de juin, à l'aube de l'été, de ses corps dévêtus et ses rencontres sans lendemain stimulantes, nous avons décidé de consacrer toute une semaine à la silhouette.

Quoi de plus normal lorsque se profile l'épreuve la plus délicate depuis l'invention du miroir : celle du sable fin et du contact avec nos chers co-plagistes dont le regard de haut en bas (et vice-versa) me rappelle les mardis adolescents à la piscine. Mais passons.

Première étape donc, de notre "semaine silhouette", chez nos chers magazines santé, euh beauté, bref féminins. Et la période du mois de Marie semble la plus adéquate pour évoquer les solutions les plus impossibles, radicales, simples aux petits soucis de la vie quotidienne, à savoir le poids, les rondeurs et le contenu de notre assiette.



En envoyé spécial à vingt mètres de la maison chez mon nouvel ami, le marchands de journaux, ma visite s'orna de visions plus enchanteresses les unes que les autres. Images photoshoppées avenantes et titres interchangeables sur une pleine rangée : "Comment avoir le ventre plat", "affermir ses cuisses", "perdre 3kg avant la plage" ou encore "je tue mon gras grâce à ma cape d'invisibilité".

D'une année sur l'autre, paire comme impaire, les articles restent courts, incisifs, compréhensifs et très "toi qui me lis, ma bonne copine d'infortune" avec leur cohorte de conseils à adopter dans l'heure.

Rappelons-nous que août est pour demain, que juillet frappe à notre porte et qu'il est temps d'agir. Ce que martèlent nos bonnes copines les journalistes à chaque coin de phrase frappée des chiffres fatidiques. "Pas de résultat en moins de trois semaines", "- 3kg en mangeant à votre faim", "rentrez dans votre taille 32 fillette ".



En cherchant bien, on déniches des infimes variations pour ce cru 2013 : les "astuces" sont moins axées sur le régime "dur au mal". Exit les références aux régimes hyperprotéinés à la Dukan " so 2011 et 2012", moins en odeur de sainteté depuis que des risques sanitaires ont été accolés à ce type de régime. Trop de poids perdu trop vite, trop de danger pour les reins, trop de kilos repris trop rapidement... Bref, trop de tout.

Le maître-mot, cette année, est MODERATION. Equilibre, mon ami ! On est davantage dans le "comment maigrir en mangeant" avec conseils pour créer ses repas durant trois semaines, agrémenté de quelques séances physiques.

On a toujours les fiches sport à suivre durant les quelques semaines qui nous séparent de la plage (ou de la montagne).


Et l'imparable figure imposée genre "maigrir les doigts dans le nez", dont la variante 2013 est : "éliminer le gras en dormant". Pour ce faire, rien ne vaut les gels minceur avec "le concentré lipo-réducteur" ou "le sérum nuit amincissant intensif".
J'ai l'air de rigoler mais ces crèmes ont des noms diablement efficaces... et poétiques. De jolis haïkus à s'offrir de 40 à 80 euros le tube.



Ah, la dernière petite exclu de l'année ; sachez que vous pouvez dévorer les produits à base d'algue avant les repas. Apparemment, ils apporteraient une sensation de satiété. Et il n'y a pour l'instant aucun risque détecté.

Je vous laisse, je vais me me préparer quelques assiettes d'algue à gogo.

dimanche 16 juin 2013