samedi 15 juin 2013

Pluie de crêpes sur le Riad Attarine

Lors de notre séjour printanier au Maroc, nous avons dormi pendant cinq nuits au Riad Attarine, un charmant endroit sis dans la Medina de Fès où la propriétaire est très accueillante, les chambres vastes et calmes et la cuisine, un régal.



Pendant nos repas, ce ne furent que salades toutes plus variées les unes que les autres, tant et si bien que  d'estomac, il n'y avait point lorsque vint le tour des tajjines et couscous.

Quant aux petits-déjeuners, ils constituaient une excellente raison de se lever. Chaque matin, nous avons goûté différentes sortes de crêpes feuilletées. D'après ce que j'ai lu, elles s'appellent melloui ou m'semmen et sont un pur enchantement pour le palais et les dents car elles sont tièdes et croquent légèrement.



Promis, à l'automne, je m'y mets pour faire la surprise aux enfants... lors d'un brunch du dimanche.




vendredi 14 juin 2013

Tous à la cuisine pour mon anniversaire


La puce (11 ans) est allée à un anniversaire très original organisé chez Fonteyne the kitchen
Le traiteur, qui a une boutique dans deux très huppées banlieues bruxelloises, propose une animation durant trois heures où les enfants préparent eux-même leur menu avant de le déguster.
Pour son repas spécial, la copine de la puce avait choisi des lasagnes, des légumes à la provençale et un gâteau au chocolat.
Rendez-vous à 10h, un dimanche, pour les cheftaines en herbe. Elles étaient neuf, réparties en deux groupes et encadrées par un chef et son aide. Pendant deux heures, elles ont coupé les légumes, mesuré les quantités, préparé le chocolat (au bain-marie s'il vous plaît) et découpé le poulet.
Après le labeur, elle se sont mises à table et ont dégusté. Il n'en est pas resté une miette. 

Avis de la puce : " C'est drôle, à chaque fois qu'on coupe quelque chose, il faut nettoyer la table. C'était super. Et très chouette de manger ce qu'on a préparé. Génial."

jeudi 13 juin 2013

Le dico de la cuisine



Depuis que notre chère tête blonde veut faire de la cuisine (ou de la pâtisserie) son métier, nous suivons les émissions télé culinaires. Il faut dire que, jamais, nous ne les regardions en streaming, lors de notre séjour américain, car les escapades  gourmandes de Mr Petitrenaud étaient, par dieu, trop déprimantes pour nos palais privés des saveurs françaises.

Allez manger un taco ou une improbable salade au goût de vaisselle après la promenade télévisuelle de ce monsieur, en Alsace, et qu’il vous a fait saliver une demi-heure sur les baeckeoffe, et les kouglofs…

Mais je m’égare… Nous regardons donc les « Top chef », « Masterchef », «Cauchemar en cuisine » (directement inspirée d’une emission de food network, mais en moins bien…), et « Le meilleur pâtissier ». 

C’est ainsi que nous apprenons que la mode s'est emparée des vieilles locutions que les américains nous piquent régulièrement !

La cuisine se doit d’être « maline », et les plats « gourmands ».
Les aliments offrir  de  « la mache en bouche » (non je ne parle pas de la salade!)
La crème rendre un plat « généreux ».
Une vulgaire salade composée offrir « un différentiel gustatif ».

Les brunoises, juliennes et autres termes techniques jettent les candidats dans des abimes de perplexité… Il fallait voir la tête des pauvres cuisiniers du dernier Top Chef lorsque le jury leur demanda de tailler une pomme de terre « diamant ». 

Bref, nous assistons à la naissance d’un jargon culinaire télévisuel, bien loin des termes techniques qui firent les beaux jours de Julia Child. 

Comme cette locution désormais célèbre : "C’est de la cuisine maline, allô quoi ?!", geste à l’appui !

Taillevant, Oliver, Vatel ! Revenez ils sont devenus fous !

mercredi 12 juin 2013

Diners... ouh les copieurs !


Vous avez dû remarquer à quel point les restaurants essaient de se démarquer.
 
Et je vous le donne en mille : beaucoup copient le style américan fifties, genre route 66, la grande Amérique des années 50... 

Lorsque le plein ne vous coûtait pas le prix d’une entrecôte et que l’individu le plus dangereux s’appelait Fonzie, qu’il arborait une banane capillaire et lapait son milk-shake à califourchon sur une Harley bien bourgeoise ! 


Bref on vient se reposer les idées dans le rêve prospère des 30 glorieuses et s’encanailler gustativement avec un « gourmet » hamburger au nom évocateur des grands espaces US… 

On va dans un diner.

Le phénomène prend tellement d’ampleur que, même dans mon coin de la Haute-Savoie, il y en a un qui a ouvert.

Pour fêter notre première année du retour dans la mère patrie, nous décidons de faire un revival américain (et aussi parce que les ados avaient très envie d’un giant triple cheeseburger et moi d’un Oréo milkshake !)

Ce qui fait le charme du dinner des US c’est le décor. Le jukebox, les tables en formica et chrome, les affiches des films de l’époque, les serveurs et serveuses en costume. Bref l’illusion est parfaite, jusque dans les toilettes ou le moindre détail est soigné (avec le confort moderne tout de même !). 

Là, on voit bien que les proprios ont fait le tour des brocantes pour récupérer des objets vintage. Mais tout est disharmonieux, les couleurs de Miami (acidulées et art déco) côtoient les figures de Hollywood (l’autre côte) et la collection de plaques américaines sent bon la reproduction des boutiques pour adolescents.

Le service est plus haut-savoyard qu’américain, c'est-à-dire sans sourire et avec une pointe de condescendance. Les prix frôlent l’indécence et la carte, exclusivement composée de hamburgers, ne respecte pas la charte des diners made in US : le comfort food (soit les meatloaf, les chicken pot pie, et autre foie braisé sur pois sucrés…)

Nous commandâmes un hamburger donc, au nom évocateur, pour nous : le Tucson (prononcé "tousone"). Le serveur corrigea la prononciation avec humeur, et lorsque nous lui fîmes remarquer que nous avions la bonne prononciation, nous eûmes droit à un : « Ouais ben ici on le dit comme ça ! ».

Le steak était bon et sûrement plus diététique et digeste qu’au pays de l’oncle Sam… Arriva le moment de l’Oréo milkshake, le truc de folie que nous adorions et qui, les soirs de blues, nous remettait du soleil à l’âme. Quelle ne fut pas notre déception de voir arriver une glace liquide, nappée de chantilly sans tenue et, ô sacrilège !!!!!! Sans cerise confite…

La note de 95 euros nous acheva.

Bref notre maison US était réputée comme le meilleur restaurant français de Phoenix. Je sens que nous allons devenir la meilleure table US de la Yaute !

mardi 11 juin 2013

Comment j'ai mangé un chameau

C'était en avril dernier, et pour dire le vrai, je ne m'en suis pas encore remis.

C'était à Fès, grande et magnifique ville du Maroc, superbe pays où nous sommes allés quêter les quelques rayons de soleil faisant défaut à l'Europe.

C'était dans la Médina, par une chaude journée de printemps, au café Clock, fréquenté par des touristes et présentant néanmoins des produits de qualité.


Au menu du jour, divers smoothies, milkshakes, salades fraîches et sandwichs... Quand soudain apparut sous nos yeux THE plat du jour : un hamburger de chameau.


Sitôt lu, sitôt commandé, l'animal nous fut servi plusieurs dizaines de minutes plus tard, dans un suspens intolérable, sans sa bosse mais avec son petit pain rond.

Que dire ? La viande était rouge voire rougeaude, je lui trouvai un goût étrange. Pas fana pour un sou(k), j'en laissai la moitié dans l'assiette.

Plusieurs semaines plus tard, j'ai compris que tout était dans ma tête. J'avais bloqué après avoir vu une photo de la bête surplombant une boucherie sur le chemin du restaurant.


Moi qui ai dévoré du bison sans barguigner, englouti de l'alligator avec gourmandise, avalé bêtes à plumes ou à poils, croqué du requin et de l'autruche, j'ai failli sur le chameau.

Sans doute parce que j'avais fumé des Camel dans ma prime jeunesse. Grand sentimental, va !

lundi 10 juin 2013

20cl seulement, c’est fou !


Non mais vraiment, ces limonadiers belges ne vont pas bien du tout. 

Figurez-vous qu’ils proposent des bouteilles de jus de fruits et sodas de 20cl. Et un cinquième de litre, quand on a la pépie, ce n’est rien du tout. Une goutte d’eau dans le sable. Il y en a tellement peu qu’on ne risque pas de noyer la boisson.

Certes, quand je disposais de 33 cl de mon breuvage piquant et noir préféré à la recette magique et secrète, j’avais parfois du mal à le finir. Mais aujourd’hui, que faire ? 

Sans compter que des chefs d'oeuvre seraient demeurés à jamais inconnus. Avec 20 cl de bière, Delerm aurait écrit "La seule gorgée de bière" et non pas "La première gorgée de bière". Quoique... Je divague. Jamais, en Belgique, on ne descendra à des canettes ou bouteilles inférieures à 33 cl. C'est un casus belli de révolution. 

Autre découverte, ne vous aventurez pas à demander une carafe d’eau dans le plat pays. Rien n’est gratuit, si vous êtes assoiffé, vous devez payer votre boisson. Désormais, quand je vais avec les enfants à la cafétéria, le mercredi, je mets en douce une bouteille d’eau dans mon sac.

De la Spa, leur eau préférée depuis qu'ils ont vu "Rien à déclarer". "Une petite spa pour l'homme, une grande pour l'assoiffé", telle sera ma devise désormais.

    

dimanche 9 juin 2013